Robert Hossein et Barbara Schulz - Mise en scène de Nicolas Briançon - Théâtre Marigny, 2003


Créon est-il un tyran ? Dans la tragédie antique de Sophocle, oui, sans aucun doute. Mais dans la pièce d'Anouilh ? Trop de lectures rapides au collège lui appliquent la grille antique, sans voir à quel point la modernisation a bouleversé les valeurs invoquées par Antigone pour justifier sa révolte. Il va donc falloir y regarder de près, en se rappelant que si la pièce a été jouée à Paris le 4 février 1944, c'est qu'elle en a reçu l'approbation par la censure nazie... Faire d'Antigone une figure de la Résistance est pour le moins rapide, et a à juste titre soulevé l'indignation des véritables Résistants qui l'ont rappelé dans un article resté fameux des Lettres françaises, « Notre Antigone et la leur ». Alors que faire de la figure de Créon s'il n'est un tyran qu'aux yeux myopes de ceux qui confondent les époques ou se laissent abuser par les ambiguïtés de la pièce ?


1. Contextualisation

2. Pièce à lire et/ou visionner intégralement puis extraits à étudier


3. Documents complémentaires