Graffiti du Palatin : le crucifié à tête d'âne. L'inscription en grec signifie Alexamenos adore son Dieu - Musée du Palatin, Rome



CRUX

Une des machines dont se servaient les anciens pour punir de la peine capitale les criminels et les esclaves. On la faisait et on s'en servait de deux manières différentes.

Dans l'origine, c'était une perche droite, se terminant en une pointe aiguë (en grec stauroV, skoloy), sur laquelle la victime était empalée, comme on le pratique encore dans l'Orient, châtiment indiqué par l'expression in crucem suffigere (Justin. XVIII, 7 ; Hirt. B.Afr. 66), ou in crucem sedere (Maecen. ap. Senec. Ep. 101).

Mais, dans la suite, on y ajouta une pièce transversale de bois, comme dans notre croix, sur laquelle le condamné était fixé avec des clous ou attaché avec des cordes, puis abandonné jusqu'à ce qu'il mourût : supplice exprimé par des expressions comme cruci figere ou affigere et autres semblables (Tac. Ann. XV, 44 ; Petr. Sat. 111, 5). Il paraîtrait aussi, d'après d'autres passages (Plin. H.N. XIV, 3 ; pendere in cruce, Petr. Sat. 112, 5), que les criminels y étaient quelquefois pendus comme à un gibet ou à une potence.



Voir aussi sur Méditerranées le fichier Justice des hommes/Supplices/Crucifixion.